Ons Jabeur à Wimbledon : une épopée au goût de fraises à la crème & Pimm’s !


Sur le gazon vert du très sélect « All England Lawn Tennis and Croquet Club (AELTC) », dans la banlieue ouest de Londres, la fierté du peuple tunisien et icône du Tennis arabe, Ons Jabeur enchaîne les victoires — au goût de fraises à la crème & Pimm’s — dans le plus ancien tournoi de tennis du monde : ladies & gentlemen, welcome to Wimbledon 2021 !

 

Wimbledon
Ons Jabeur (D), son préparateur physique (et mari) Karim Kamoun (G) et son entraineur Issam Jellali (C), à Wimbledon, devant l’entrée principale du « All England Lawn Tennis and Croquet Club » (Photo: © Issam Jellali / Facebook)

 

Qualifiée pour la première fois de sa carrière pour les quarts de finale du plus prestigieux des tournois du Grand-Chelem en venant à bout de la Polonaise Iga Świątek — tête de série numéro 7 — sur le score de 2 sets à 1 (5-7, 6-1 et 6-1), la native de Ksar Hellal ne cesse de donner satisfaction à son entraineur Issam Jalali et surtout à son préparateur physique (et conjoint) Karim Kamoun ainsi qu’à des milliers de ses compatriotes à bout de souffle.

 

 

Mais outre le « Dress Code » (code vestimentaire: le blanc, tenue de rigueur sur le court) et les protocoles stricts (Royal Box, révérence, « Middle Sunday », « Crazy Monday », « The Queue » et discipline sur les gradins) observés durant cette quinzaine « So British », le tournoi londonien se distingue de celui de Melbourne (Australian Open) ou de Roland Garros (French Open) ou de Flushing Meadows (US Open) par ses traditions gastronomiques.

En effet, dans les travées du « AELTC », en plus des mets typiques du Royaume-Uni (scones, fish and chips), depuis le 3 juillet 1877, date du premier tournoi, on sert de généreuses « Strawberries and Cream » (fraises à la crème), proposées dans de petits pots en plastique.

 

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Les « Strawberries and Cream » (fraises à la crème) de Wimbledon. (Photo: © Eddie MULHOLLAND / The Telegraph)

 

A chaque édition, on compte environ 28 tonnes de ce fruit rouge et 7 000 litres de crème… Soit 140 000 portions consommées. Et l’usage est loin d’être désuet dans le temple du Tennis mondial !

Be worry ! Il ne s’agit pas de n’importe quelles fraises. Les « Strawberries » de Wimbledon poussent dans les terres de la luxuriante campagne du Kent, une région adjacente à la capitale de l’Angleterre.

 

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Un cageot de fraises de l’entreprise « Hugh Lowe Farms » destinées au tournoi de tennis de Wimbledon. (Photo: BEN STANSALL / © AFP)

 

Cueillies le jour même où elles sont servies, puis, récoltées vers 4h du matin, elles arrivent sur le site de Wimbledon vers 11h pour être décortiquées.

« Les fraises à Wimbledon ont certainement leurs propres exigences. Nous ne fournissons au tournoi des fraises de classe I qu’après vérification du poids et de la qualité. Une fois emballées, livrées dans leurs barquettes violettes et vertes de Wimbledon et garnies de sucre et de crème fraîche, il n’y a pas grand-chose qui peut battre ces fraises, un jour d’été. », souligne Marion Regan, directrice générale de Hugh Lowe Farms* sur ICON-ICON.

Et pour bien digérer le tout, les spectateurs sirotent une boisson 100% britannique: le « Pimm’s ».

 

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À Wimbledon, on trinque au Pimm’s. (Illustration: Photo d’archives / Oli Scarff / © AFP)

 

Il s’agit d’un breuvage très rafraîchissant qui se compose de gin à 25°(Pimm’s), accompagné de limonade, d’un brin de menthe et de tranches de concombre et… de fraise.

God save « The Princess » Ons and… the « Strawberry fields » !


*Hugh Lowe Farms : une entreprise familiale et l’une des fermes partenaires du tournoi depuis près 100 ans, située près de Maidstone, dans ce comté au sud-est de Londres que l’on appelle le Jardin de l’Angleterre.


 

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